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 Et à Paris

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a.nonymous



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MessageSujet: Et à Paris   Et à Paris EmptyMar 28 Jan 2020, 23:49

Citation :
Virer Villani ? «Benjamin Griveaux a mis le Président dans la merde»

Par Alain Auffray — 27 janvier 2020

La bataille de Paris menace de faire voler en éclat le parti des marcheurs. Lundi, le ton est monté très fort entre certains membres de la direction. Réagissant à la probable exclusion de Cédric Villani, annoncée le matin même par le chef de LREM Stanislas Guerini – «je demanderai mercredi soir à mon bureau exécutif d’acter qu’il n’est plus adhérent», a-t-il déclaré sur Radio Classique –, certains ont cru bon d’en rajouter en estimant qu’il fallait également envisager des sanctions contre ceux qui soutiennent le député mathématicien. Dans leur viseur : les députés Anne-Christine Lang, Hugues Renson et Paula Forteza.

Sur la boucle Telegram réservé aux échanges entre membres du comité exécutif, le débat s’est enflammé. «Une folie», ont protesté ceux qui ne veulent pas entendre parler d’exclusion. A l’image d’Aurélien Taché, lui-même même déjà menacé d’exclusion pour avoir durement critiqué le ministre de l’Education, Jean-Michel Blanquer, les plus remontés sont issus de l’aile gauche de la majorité. Selon eux, Benjamin Griveaux et ses amis, à commencer par Stanislas Guérini, portent une lourde responsabilité dans la crise qui vient. En insistant de plus en plus lourdement depuis des mois pour qu’il «convoque» le dissident et affiche ainsi publiquement son soutien au candidat officiel, ils ont poussé le chef de l’Etat à la «faute politique». «D’Amiens à Biarritz, faudra-t-il que Macron s’abaisse à arbitrer toutes les dissidences ?» s’interroge un cadre du parti.

Il est vrai qu’on voit mal l’intérêt d’une opération dont le chef de l’Etat ne pouvait sortir qu’affaibli. Après six mois d’une campagne coûteuse dans laquelle sont embarquées des centaines de bénévoles, personne ne pouvait imaginer que Villani sortirait de l’Elysée en annonçant qu’il jetait l’éponge. «L’affront» au président était donc inéluctable. Et si, contre toute attente, les prochains sondages mesuraient un Villani en progrès, ou même stable, l’affront se transformerait en humiliation. Rappelant que le jeune parti des marcheurs n’ayant «pas d’autres ciments que la loyauté vis-à-vis du chef de l’Etat», un député LREM résume crûment la chose : «Benjamin Griveaux a mis le Président dans la merde.»

Selon Aurélien Taché, l’exclusion de Villani et de ses alliés pourrait plonger le parti majoritaire dans une crise majeure. Car il n y aurait, dès lors, aucune raison de ne pas sanctionner aussi les autres dissidents, fussent-il vice-président de l’Assemblée comme Hugues Renson (soutien de Villani) ou présidente de commission parlementaire comme Barbara Pompili (candidate à Amiens). De quoi plonger dans l’embarras le chef de file des députés LREM, Gilles Le Gendre, qui tente péniblement de préserver l’unité de son groupe. Député du Val-d’Oise, Taché précise d’ailleurs qu’il ne soutient pas Villani. Il regrette la dureté de son expression dimanche soir en sortant de l’Elysée, lorsqu’il a acté «une divergence majeure» avec le chef de l’Etat. S’agissant de la capitale, il est de ceux qui pensent que la majorité macroniste aurait plutôt dû chercher l’alliance avec Anne Hidalgo. Mais il se trouve que l’opposition entre partisans et adversaires de sanctions contre Villani coïncide, au sein de la macronie, avec le clivage gauche-droite tel qu’il s’est déjà affirmé à l’occasion des débats sur les retraites ou sur l’immigration.

Dans un contexte social particulièrement dur, les anti-exclusions se désolent que la direction du parti encourage la division, là où il faudrait au contraire rassembler. Minoritaire au sein du bureau exécutif, l’instance qui sera chargée mercredi soir de statuer sur le cas Villani, l’un d’eux, très remonté, va jusqu’à qualifier de «criminelle» toute décision qui aurait pour effet de «rétrécir» une base politique qu’il faudrait au contraire impérativement élargir pour garder des chances à la présidentielle de 2022.
Alain Auffray
https://www.liberation.fr/france/2020/01/27/virer-villani-benjamin-griveaux-a-mis-le-president-dans-la-merde_1775605
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Salamandre

Salamandre

Messages : 4982
Date d'inscription : 08/01/2012

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MessageSujet: Re: Et à Paris   Et à Paris EmptyMer 29 Jan 2020, 11:38

Quand une commission d’investiture issue d’on ne sait où, en tout cas non élue, choisit les candidats, les dissidents s’en remettent plutôt (comme Villani) au choix des électeurs


Municipales : des candidats LREM dissidents dans 16 des 60 plus grandes villes
Le parti majoritaire est confronté à des candidatures dissidentes d’un de ses élus ou responsables locaux dans de nombreux endroits.
Par R. Lucas, N. Berrod et L. Gallet, le 29 janvier 2020

Selon les calculs du Parisien, un candidat aux élections municipales issu de la majorité se présente face au prétendant officiel de LREM dans 16 des 60 plus grandes villes françaises.
À Paris, où Villani affronte notamment Benjamin Griveaux, mais aussi à Lyon, Besançon, Amiens ou Toulouse, figurent deux prétendants, l'un officiellement investi ou soutenu par la majorité, et l'autre qui se présente de son côté. Il peut s'agir d'un élu, d'un ancien élu, d'un responsable ou d'un ancien responsable du parti majoritaire. Tous ont en commun d'être issus de LREM, c'est-à-dire d'avoir été élus sous cette étiquette ou d'avoir exercé un poste en son sein. D'autres villes sont aussi concernées par un tel cas de dissidence, comme La Baule, Colomiers, et Sète.
Les situations sont très diverses, du député qui se présente en dissident et se fait exclure du parti pour cette raison, comme cela devrait être le cas de Cédric Villani ce mercredi soir, à l'ancien responsable local du parti qui décide de lui-même de claquer la porte. Ce chiffre de 16 sur 60 « ne m'étonne pas tant que ça », dit Sandrine Josso, candidate à La Baule (Loire-Atlantique). « Au bout de 18 mois, j'ai noté des incohérences par rapport au projet initial et un manque de considération des élus », poursuit la députée, élue sous l'étiquette LREM en juin 2017 et qui a quitté le parti en juin 2019.

« Le sujet n'est plus l'étiquette politique »
A Villeurbanne (Rhône) le député LREM Bruno Bonnell se présente à la mairie et à la métropole face à Prosper Kabalo, investi par LREM. « C'est un concurrent et pas un adversaire. Je distingue mon identité de député LREM et celle de candidat à cette élection. Ce sont les électeurs qui éliront le meilleur projet », pointe celui qui juge que « le sujet n'est plus l'étiquette politique ». Lui-même avait pourtant, durant plusieurs mois, sollicité l'investiture du parti, mais « plus par habitude », jure-t-il.
Du côté du siège du parti, on regrette ces situations qui viennent brouiller son image et illustrent un possible manque de cohérence. « L'originalité de notre mouvement est qu'il a rassemblé des personnes venues d'horizons politiques différents », rappelle Didier Rambaud, sénateur de l'Isère (LREM) et membre de la commission nationale d'investiture, jugeant que ces dissidences sont « en quelque sorte le prix à payer ».
Mais « il aurait dû y avoir une règle. Le cas Villani a totalement bloqué les choses, ça a entraîné des dissidences dans plein d'autres endroits, c'est clair », regrette encore le sénateur.
Résultat, mois après mois, des élus ou des responsables LREM ont fait acte de candidature, bravant la décision prise au siège du parti. À Toulouse (Haute-Garonne), Franck Biasotto affrontera le maire Jean-Luc-Moudenc, élu Les Républicains mais officiellement investi par LREM. À Metz (Moselle), la « marcheuse » Béatrice Agamennone, ancienne référente départementale du parti, a été exclue après sa décision de maintenir sa candidature face au candidat investi Richard Lioger.

« Un système dépassé »
Alexandra Cordier, candidate à Besançon (Doubs), a subi le même sort. En juillet dernier, alors qu'elle sollicitait l'investiture LREM, la commission nationale d'investiture lui a préféré le député Éric Alauzet. Quatre mois plus tard, elle apprenait son exclusion du mouvement. « Ces investitures sont un système dépassé, ce n'est pas à Paris de décider de tout. » La candidate, qui revendique aujourd'hui sa liste « sans étiquette », doute de la transparence des procédures de désignation.
La liste des villes à problèmes pourrait encore s'allonger pour la majorité. À Nice (Alpes-Maritimes), où le parti n'a pas (encore) investi ni officiellement soutenu quiconque, le député LREM Cédric Roussel a bien l'intention de se présenter, quoi que le parti décide.
Quant à Biarritz (Pyrénées-Atlantiques), la dissidence pourrait venir… d'un membre (ou tout juste ex-membre) du gouvernement. Le ministre de l'Agriculture, Didier Guillaume, compte bien être tête de liste, tandis que son collègue aux affaires européennes, Jean-Baptiste Lemoyne, sera sur la liste de l'actuel maire, Michel Veunac. Deux ministres adversaires? Une situation « inconcevable » et « qui ne se produira pas », a reconnu Didier Guillaume … tout en refusant de démissionner de lui-même ou d'abandonner la course à la mairie de la ville basque.

http://www.leparisien.fr/elections/municipales/municipales-des-candidats-lrem-dissidents-dans-seize-des-60-plus-grandes-villes-29-01-2020-8247177.php
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