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 « Le plus dur est devant nous » : l’Ile-de-France et la crise liée au coronavirus

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Salamandre

Salamandre

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MessageSujet: « Le plus dur est devant nous » : l’Ile-de-France et la crise liée au coronavirus   « Le plus dur est devant nous » : l’Ile-de-France et la crise liée au coronavirus EmptySam 23 Mai 2020, 15:52

« Le plus dur est devant nous » : l’Ile-de-France en première ligne face à la crise liée au coronavirus
De l’usine Renault de Flins aux bistros parisiens, la région risque d’être particulièrement touchée par les suppressions d’emplois post-Covid. Le conseil régional prépare un plan de relance.
Par Denis Cosnard Publié le 23.05.2020

Ce sont les deux dernières usines de Renault en région parisienne. L’une et l’autre sont en péril. La fermeture de Choisy-le-Roi (Val-de-Marne) pourrait être annoncée dès le 29 mai. Quant à l’énorme site de Flins (Yvelines), le groupe envisage de ne plus y assembler de voitures. Une fois reconverti, il paraît peu probable que 2 600 personnes y restent employées.
De Flins et Choisy-le-Roi aux bistros parisiens, en passant par le parc Disneyland ou les bureaux d’Air France, la région parisienne va-t-elle affronter sous peu une gigantesque crise sociale ? Le Covid-19 peut-il achever la désindustrialisation de la capitale et de sa banlieue, pénalisée par des coûts élevés ? C’est ce que redoutent bien des responsables politiques. Après quelques mesures d’urgence, la présidente de la région IdF met d’ailleurs la dernière main à un plan de relance présenté comme « massif ». Il sera débattu au conseil régional le 11 juin.

En Ile-de-France, l’inquiétude est d’autant plus vive que la région a été l’une des plus frappées par l’arrêt brutal de l’économie. Au 7 mai, l’Insee estimait à 33 % la perte d’activité dans l’ensemble de la France. En région parisienne, la chute a atteint 39 % dans les Hauts-de-Seine, le département le plus touché de l’Hexagone, et environ 37 % à Paris et dans le reste de l’Ile-de-France, selon l’économiste Olivier Bouba-Olga.
L’écart s’explique. L’économie régionale repose largement sur les secteurs les plus secoués : le transport aérien, le tourisme, la culture, l’hôtellerie, la restauration, l’automobile… Du jour au lendemain, Orly a été fermé, de même que tous les musées, cinémas et théâtres, les tournages se sont arrêtés, les hôtels se sont vidés, les tours de La Défense aussi, les cafés ont baissé le rideau.

Plusieurs dispositifs ont néanmoins limité le choc
Ce coup d’arrêt a déjà entraîné un début de crise sociale. Avec les travailleurs les plus précaires pour premières victimes. Lors des distributions d’aide alimentaire, les files d’attente se sont allongées.
Pour l’heure, plusieurs dispositifs ont néanmoins limité le choc. Par ordonnance, les entreprises en difficulté ont été autorisées à reporter les demandes d’ouverture de procédure collective après le 10 août. Si bien qu’au lieu de bondir, les faillites ont diminué. Dans la région, seulement 257 sauvegardes, redressements judiciaires et liquidations ont été prononcés en avril, soit 76 % de moins qu’un an plus tôt, selon les données d’Altares. Seules des sociétés déjà fragiles, comme Presstalis, 5àsec ou Tie Rack, se sont retrouvées au tribunal.
Le chômage partiel a aussi été utilisé massivement. A la mi-mai 3,1 millions de salariés étaient concernés en Ile-de-France, soit 24,5 % du total français. Les entreprises de la région concentrent également un tiers des prêts garantis par l’Etat, pour un total de 21,5 milliards €. En outre, 480 000 petites sociétés ont reçu une aide au titre du nouveau fonds de solidarité Etat-Région. Les mairies, la Région ont aussi agi, par exemple en exonérant de loyers certains commerces qui leur louent des locaux.

Résultat, « on vit dans une fausse impression de sécurité », commente Valérie Pécresse. Mais le moment de vérité approche. Que se passera-t-il quand le recours au chômage partiel ne sera plus aussi facile, que les cessations de paiement ne seront plus gelées, que les prêts arriveront à échéance ? « On peut être inquiet pour la fin de l’année, lorsque l’on débranchera les entreprises aujourd’hui sous perfusion », reconnaît Thierry Millon, d’Altares.
Toute la question est de savoir si l’activité sera alors assez repartie pour éviter la catastrophe. Didier Kling, le président de chambre de commerce et d’industrie de Paris, se veut plutôt optimiste : « Cette crise sanitaire n’a pas détruit l’outil de travail, le pouvoir d’achat n’a pas fondamentalement baissé, les livrets A se sont regarnis, et la demande peut redémarrer ». La Commission européenne prévoit d’ailleurs un rebond de 7 % du PIB français en 2021. En région parisienne, certains secteurs comme le numérique, la construction ou la santé risquent même de manquer vite de bras.
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Salamandre

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MessageSujet: Re: « Le plus dur est devant nous » : l’Ile-de-France et la crise liée au coronavirus   « Le plus dur est devant nous » : l’Ile-de-France et la crise liée au coronavirus EmptySam 23 Mai 2020, 15:55

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L’empreinte du Covid-19 pourrait se révéler plus durable
Pour d’autres, l’empreinte du Covid-19 pourrait se révéler plus durable. « L’impact risque d’être très fort pour le tourisme, l’hôtellerie ou l’événementiel », anticipent les experts de l’Atelier parisien d’urbanisme. Pas sûr, en effet, que les touristes étrangers aient envie de s’agglutiner de sitôt dans les cars, les cabarets, ou devant La Joconde. « Ils reviendront le jour où ils seront sûrs d’être protégés efficacement durant tout leur séjour, analyse Didier Kling. Il faut donc prendre les mesures nécessaires dans les transports, les musées, etc. Cela n’a rien d’impossible. » Dans l’immédiat, certains se demandent cependant si l’extension de Disneyland Paris, dont les travaux venaient de débuter, demeure justifiée. « Nous restons confiants », assure-t-on au siège.
Même interrogation pour les cafés et restaurants parisiens. « On veut nous imposer un espace de 4 mètres carrés par client, mais c’est impossible de rester rentable dans ces conditions, peste Marcel Bénezet, un des représentants de la profession. Même à un mètre carré, certains lieux vont mourir. » La question se pose aussi pour certains commerces, trop étroits au regard des nouvelles règles sanitaires, et pour bien des salles de spectacle. La crise de l’automobile et de l’aviation ne peut qu’avoir également un impact fort. Les annonces de Renault en donneront très vite un premier aperçu.

https://www.lemonde.fr/economie/article/2020/05/23/l-ile-de-france-en-premiere-ligne-face-a-la-crise-liee-au-coronavirus_6040523_3234.html

(commentaires)
Acropora 23/05/2020 - 11H42
J'ai eu l'occasion d'assister à une conférence de Guillaume Faburel, professeur à l'IEP de Lyon. Celui-ci démontre clairement l'absurdité de faire croître les mégalopoles comme Paris. A-t-on besoin que toutes les grandes entreprises aient leur siège dans Paris Intramuros ou à la Défense? Quel est le sens de la vie lorsqu'on passe deux heures chaque jour dans les transports?
La crise du Coronavirus devrait nous inciter à nous poser les bonnes questions sur l'aménagement du territoire. Et transférer une partie de l'économie dans le reste de la France, où l'immobilier pour les entreprises et les particuliers est abordable. En plus la région parisienne n'est pas autonome en terme de production alimentaire!

Step 23/05/2020 - 11H03
Désertification commerciale à Paris sauf pour les commerces essentiels et développement des grands centres commerciaux en périphérie accessibles en voitures. Les gens ne prennent plus les transports en commun et la voiture restreinte. Crise de l'immobilier de bureaux et baisse du nombre d'entreprises à Paris. Baisse des prix de l'immobilier et des transactions. Les finances de Paris vont en prendre un grand coup (pas prévu dans les programmes électoraux) qui sont obsoletes. La couronne peut en profiter.

Réaliste.23/05/2020 - 10H20
Paris est, dans les grands pays, la ville qui concentre le plus de pouvoir. Le contraste est saisissant dans de nombreux domaines :
. Dans l'éducation, Cambridge et Oxford sont à plus de 100 km de Londres.
. Dans l'économie, le siège social de Toyota est à 400 km de Tokyo.
. Les bourses de Frankfurt, Milan, New-York ou Zurich ne sont pas dans la capitale.
. Bombay, Johannesburg, Shanghaï sont plus peuplées que leur capitale.
En France, l'aire urbaine de Paris est 6 fois plus peuplée que la seconde qui est celle de Lyon. Il faut redistribuer les cartes entre la région parisienne et le reste de la France.
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