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 Après le Brexit : clivages Est-Ouest

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Salamandre

Salamandre

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MessageSujet: Après le Brexit : clivages Est-Ouest   Après le Brexit : clivages Est-Ouest EmptyMer 19 Fév 2020, 11:41

Avec le Brexit, l’est de l’Europe perd un allié mais gagne en influence
Atlantiste, favorable à l’élargissement, non membre de l’euro, le Royaume-Uni était un partenaire stratégique des pays d’Europe centrale et orientale membres de l’UE.
Par Isabelle Mandraud Publié le 19.02.2020

Plus encore que dans le reste de l’Union, le divorce consommé avec le Royaume-Uni a été ressenti par les pays de l’Est, derniers entrants dans la communauté européenne, comme la perte d’un partenaire stratégique, d’un allié atlantiste précieux pour la sécurité, favorable, de surcroît, à l’élargissement, et, comme la moitié d’entre eux, non membre de la zone euro. Pour certains, l’événement a même été vécu comme le « plus important depuis la chute du mur de Berlin, en 1989 », annonciateur de la fin de la domination soviétique. Pourtant, la sortie britannique renforce leur poids et leur visibilité dans l’espace européen.
L’influence grandissante des pays situés sur un axe entre la mer Baltique et la mer Adriatique s’est déjà traduite par un rééquilibrage de leur représentation. Ecartés des « top jobs » européens (présidence de la Commission, du Conseil, Banque centrale européenne…), ils ont en contrepartie obtenu le poste de la direction générale du FMI, attribuée à la Bulgare Kristalina Georgieva, dont la candidature a été poussée par les Européens après un accord arraché au forceps. Le futur siège de procureur général européen devrait également échoir à la Roumaine Laura Kövesi.
Pour la première fois, surtout, le Parti populaire européen (droite et centre droit), le groupe le plus important au Parlement à Strasbourg, est présidé par un Polonais, en l’occurrence l’expérimenté Donald Tusk, ex-président du Conseil européen.
« Si la Pologne reste dans le mainstream européen et travaille à renforcer ses liens avec le couple franco-allemand, elle pourrait prendre la place des Britanniques », observe Radoslaw Sikorski. Ex-ministre de la défense puis des affaires étrangères, le député européen, aujourd’hui opposé au gouvernement polonais dont il critique la conduite ultraconservatrice, préfère rester prudent avec un « si ». Mais, ajoute-t-il, « quoique plus faible que la France et l’Allemagne, la Pologne représente toute une région ».

« Nous sommes l’avenir de l’Europe »
Avec près de 38 millions d’habitants, la Pologne devient en effet, mécaniquement, le cinquième territoire le plus important de l’après-Brexit, suivie de la Roumanie. A eux seuls, les pays de l’ex-bloc de l’Est, pays baltes compris, représentent près de la moitié des Vingt-Sept et presque un quart de sa population.
« Tous ces pays ont hérité d’un cadre qui existait avant leur adhésion. Ils ont certes perdu un allié pragmatique face au duo franco-allemand, mais ils ont aussi acquis plus d’expérience et ont donc plus d’ambitions », relève Dacian Ciolos, ancien premier ministre roumain, aujourd’hui président du groupe Renew (centre) au Parlement européen. « Nous avions l’habitude de penser que l’Europe est notre avenir. Nous savons maintenant que nous sommes l’avenir de l’Europe », claironnait dimanche 16 février le premier ministre hongrois, Viktor Orban, lors de sa traditionnelle adresse à la nation.

Les « ex » du bloc de l’Est pèsent aujourd’hui dans tous les débats et les orientations de l’UE. Ils présenteront un front commun, jeudi 20 février, lors du Conseil européen extraordinaire consacré au « superbudget » européen prévu pour 2021-2027. L’enjeu est de taille, car les principaux bénéficiaires des aides aux régions les plus pauvres, les États membres d’Europe centrale et de l’Est – soutenus par des pays du Sud –, ont bien l’intention de batailler pour maintenir au même niveau les quelque 325 milliards € alloués sur la période 2014-2020 aux fonds dits « de cohésion ».
« On ne peut pas dire que le Nord fasse une faveur à l’Est et au Sud. Tout le monde y gagne », soulignait récemment le premier ministre polonais, Mateusz Morawiecki, dans une tribune au quotidien allemand Die Welt. Plusieurs dirigeants de ces pays devraient au passage s’opposer au principe de conditionner le versement des aides au respect de l’État de droit, comme prévu dans l’ébauche du budget européen. Une mesure qui vise à faire rentrer dans le rang les gouvernements illibéraux de Pologne et de Hongrie.
Les nouvelles priorités affichées en faveur notamment du climat, le « green deal », et du numérique alimentent dans la partie orientale de l’Europe la crainte qu’elles profitent d’abord à la modernisation de l’Ouest. Mais il existe d’autres sujets d’intérêt communs comme la poursuite de l’élargissement aux Balkans, défendue à la quasi-unanimité par les derniers entrants, ou la sécurité.
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Salamandre

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MessageSujet: Re: Après le Brexit : clivages Est-Ouest   Après le Brexit : clivages Est-Ouest EmptyMer 19 Fév 2020, 11:42

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La défiance vis-à-vis de la Russie
Pour beaucoup, l’Organisation du traité de l’Atlantique nord (OTAN) reste en effet la meilleure protection face à la Russie de Vladimir Poutine, car ici l’histoire pèse davantage que l’imprévisibilité de Donald Trump. « L’Europe doit faire plus pour sa défense, mais pas au détriment du lien transatlantique ou pour dupliquer l’OTAN », affirme le ministre lituanien des affaires étrangères, Linas Linkevicius, qui ne cache pas son opposition au projet de rapprochement avec la Russie prôné par Emmanuel Macron. « A quelles conditions ? », demande-t-il, agacé, en rappelant avec insistance « la dramatique erreur d’Obama sur le “reset” [redémarrage] avec un pays qui n’est pas un partenaire ».
La Hongrie d’Orban mise à part, la défiance vis-à-vis de la Russie reste très vivace dans cette partie de l’Union, au point d’avoir poussé le Parlement européen, sous l’impulsion de députés polonais et baltes, à adopter en septembre 2019 une résolution qui renvoie dos à dos les « dictatures » communiste et nazie. « Plus on est proche, physiquement, de la Russie, plus on devient atlantiste », concède Dacian Ciolos. « C’est un point que l’on ne comprend pas toujours à l’Ouest », renchérit Radoslaw Sikorski.

Mais c’est surtout l’année 2015 qui a poussé, pour la première fois, les pays de l’est de l’Europe sur le devant de la scène communautaire. Confrontés à un afflux inédit de migrants sur la route des Balkans, plusieurs d’entre eux s’en sont pris vertement à Bruxelles, non sans arrière-pensées pour le gouvernement populiste de Viktor Orban. Depuis, le premier ministre hongrois se fait le héraut des « valeurs chrétiennes » de l’Europe. « Les vraies tensions Est-Ouest sont apparues ici, et, à cette occasion, on a un peu redécouvert ces pays que l’on avait encore tendance à considérer comme une extension ou les marches de l’empire », reconnaît-on dans l’entourage d’Emmanuel Macron.
Le « groupe de Visegrad », une alliance formée à l’origine, en 1991, pour faciliter l’intégration dans l’UE de trois pays, la Hongrie, la Pologne et la République tchèque, auxquels s’est jointe plus tard la Slovaquie, a rejeté haut et fort le système obligatoire de répartition des migrants, réclamé par l’Allemagne au plus fort de la crise migratoire. « C’est encore un ciment entre eux », admet l’entourage du président français.
Résultat : la Commission va proposer d’ici à mars ou avril un mécanisme de solidarité sans quotas, en contrepartie d’un engagement financier accru en faveur, au choix, de Frontex, l’agence européenne de gardes-frontières, par exemple, ou d’un programme d’intégration – « un peu comme dans un restaurant où le menu peut varier », ajoute cette même source.

Combler le fossé entre « l’ancienne » et la « nouvelle » Europe
Autre domaine où les pays d’Europe centrale et orientale cherchent à se faire entendre : l’exode d’une partie de leur population vers l’Ouest. Leur déficit démographique combine un faible taux de natalité à une émigration persistante, au point de devenir une « question existentielle », pour reprendre l’expression du premier ministre croate, Andrej Plenkovic. Amorcé dès la chute du mur de Berlin, le départ de centaines de milliers de ressortissants s’est amplifié avec l’adhésion à l’UE.
Pour tenter de réduire le phénomène, les pays est-européens, toujours très attachés à la libre circulation des travailleurs, ont obtenu la désignation d’une commissaire (croate) « pour la démocratie et la démographie », dans la commission von der Leyen, elle-même très soucieuse de combler le fossé entre « l’ancienne » et la « nouvelle » Europe.
« C’est dans l’intérêt de l’Ouest de comprendre ce qui se passe à l’Est », plaide Dacian Ciolos. La sortie du jeu des Britanniques a déjà poussé « 100 000 Polonais à revenir l’année dernière par anticipation » dans leur pays, se félicite le député Radoslaw Sikorski. Ce n’est pas le moindre des paradoxes du Brexit.

https://www.lemonde.fr/international/article/2020/02/19/avec-le-brexit-l-est-de-l-europe-perd-un-allie-mais-gagne-en-influence_6030018_3210.html

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Salamandre

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MessageSujet: Re: Après le Brexit : clivages Est-Ouest   Après le Brexit : clivages Est-Ouest EmptyMer 19 Fév 2020, 12:30

"en réalité, en dehors de la France, il n’existe plus aucune volonté politique de bâtir une Europe puissante, voire de maintenir l’UE telle qu’elle est. Les pays d’Europe de l’Est et du Sud sont seulement intéressés par l’argent européen, les pays du nord par les bénéfices du grand marché et de l’euro."
https://www.liberation.fr/planete/2020/02/17/l-union-europeenne-un-projet-du-siecle-dernier_1778582

Clivage est-ouest et clivage nord-sud. Des promesses de minorités de blocage, dans une UE à 27.
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tonton christobal

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MessageSujet: Re: Après le Brexit : clivages Est-Ouest   Après le Brexit : clivages Est-Ouest EmptyJeu 20 Fév 2020, 07:37

Que faire ?
- Changer les peuples ?
- Changer de politique ?
- Continuer à mépriser les électeurs et passer "en force" ?

Connaissant maintenant depuis des dizaines d'années les "démocrates irresponsables" qui dirigent l'usine à gaz on peut tabler dans l'immédiat sur "rien ne change et si ça ne va pas c'est qu'il faut plus d'Europe" et à terme sur un explosion du machin avec des bouleversements politiques importants.
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