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 Réduction du chômage d'un circonflexe, vrai pis aller, faute de mieux.

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MessageSujet: Réduction du chômage d'un circonflexe, vrai pis aller, faute de mieux.   Réduction du chômage d'un circonflexe, vrai pis aller, faute de mieux. EmptyJeu 04 Fév 2016, 17:33

Quels mots pourront voir leur orthographe modifiée ?
Le premier concerné par cette réforme : l’accent circonflexe, souvent vestige d’un «s» qui a disparu avec l’évolution de notre langue. Le «chapeau» qui donne des migraines aux CP ne sera plus obligatoire sur les lettres i et u, sauf quand il marque une terminaison verbale («il fût»), sur les noms propres, ou quand il apporte une distinction de sens. «Mûr» conservera par exemple son accent pour ne pas le confondre avec «mur». Le verbe «s’entraîner» écrit avec un simple «i» sans accent ne sera en revanche plus considéré comme une faute.

Dans le viseur de l’Académie également, les traits d’union et les «ph». «Chauvesouris», «millepatte», «portefeuille», ou «weekend» pourront s’écrire en un seul mot. Les sages ont aussi voulu simplifier des tournures orthographiques peu intuitives («ognon» au lieu d'«oignon», «nénufar» plutôt que «nénuphar») et corriger certaines anomalies ou rendre cohérents des mots d’une même famille (comme «souffler» et «boursoufler», ce dernier pouvant prendre deux «f»).

Autre changement : le pluriel des mots composés. Le cure-dent gardera son trait d’union, mais perdra par exemple son «s» final, tout comme le mot «après-midi». Enfin, le participe passé pourra devenir invariable dans le cas où le verbe «laisser» est suivi d’un infinitif (elle s’est laissé mourir, ils se sont laissé faire).

Au total, 2 400 mots ont subi un lifting, soit environ 4% du lexique de la langue française.

Il n'y a plus qu'à organiser une dictée entre nous comme au bon vieux temps. Pour comparer!!!!!

lol!
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MessageSujet: Re: Réduction du chômage d'un circonflexe, vrai pis aller, faute de mieux.   Réduction du chômage d'un circonflexe, vrai pis aller, faute de mieux. EmptyMar 09 Fév 2016, 09:03

Bon, d'accord tant pis pour la dictée ; alors parlons du New York Time qui un peu perfide a relevé qu'il s'agissait là de l'aboutissement d'une réforme commencée en 1990. Bescherelle aussi, pour être franc.

Du coup curieux, je suis revenu aux sources de ce déclenchement et je ne résiste pas au plaisir de reproduire le discours de Maurice Druon de l'époque ; c'est plus qu'une perle, il n'y a rien à jeter et surtout pas la dernière phrase de son propos.... qui démontre que l'on peut in fine avoir une réforme de retard par rapport au timing annoncé.

Présentation du Rapport, devant le Conseil supérieur de la langue française,le 19 juin 1990 par
M. Maurice Druon, Secrétaire perpétuel de l’Académie française, président du groupe de travail

Monsieur le Premier ministre, vous me permettrez une remarque liminaire.

Quand un Premier ministre se penche sur l’état de la langue française, ce qui n’arrive pas tous les jours, il met ses pas, volens nolens, dans ceux de Richelieu. Quand le Cardinal fonda l’Académie, il lui assigna pour principale fonction de donner des règles certaines à notre langue, de la rendre éloquente et pure, capable de traiter des arts et des sciences.

En installant, en octobre dernier, le Conseil supérieur ici assemblé, vous le chargiez, entre autres missions, de formuler des propositions claires et précises sur l’orthographe du français, d’y apporter des rectifications utiles et des ajustements afin de résoudre, autant qu’il se peut, les problèmes graphiques, d’éliminerles  incertitudes ou contradictions, et de permettre aussi une formation correcte aux mots nouveaux que réclament les sciences et les techniques.

Qu’on veuille bien ne voir dans ma remarque aucune assimilation hâtive ou gênante. Je voulais simplement souligner qu’une permanence apparaît et s’impose dès lors qu’on entreprend d’agir sur les structures du français, et que cette permanence s’exprime par les termes de certitude, clarté, précision, pureté, toutes qualités qui font notre langue suprême dans les domaines de l’éthique, du droit des accords et conventions, et, plus généralement, dans l’art de l’exposé ou de la définition .Perdrait-elle ces caractères qui l’ont faite universelle, notre langue verrait son audience et son emploi se réduire dans le monde.

C’est pourquoi, écartant tout projet d’une réforme bouleversante de l’orthographe qui eût altéré le visage familier du français et dérouté tous ses usagers répartis sur la planète, vous nous avez sagement invités à proposer des retouches et aménagements, correspondant à l’évolution de l’usage, et permettant un apprentissage plus aisé et plus sûr. Le Conseil supérieur, dès son installation, a donc constitué en son sein un groupe de travail à cet effet. J’ai eu l’honneur d’en assumer la présidence, avec l’assentiment de l’Académie française.

Ce groupe s’est réuni à plusieurs reprises depuis le début de l’année, menant son labeur, en cette matière complexe, avec une assiduité et une diligence dont je veux donner acte à mes collègues. Le vice-président du Conseil supérieur, M. Bernard Quémada, a souvent participé à nos travaux et leur a apporté, avec bonne grâce, sa riche expérience linguistique. Nous avons fait appel à un comité d’experts, animé avec une remarquable efficacité par M. Bernard Cerguiglini, Délégué général à la langue française et spécialiste de l’histoire de la langue.

Ces experts de grande valeur, professeurs,grammairiens, linguistes, correcteurs, éditeurs de dictionnaires, unissent les compétences théoriques les plus sûres à une expérience confirmée des questions pratiques afférentes à 1’orthographe. Les principes qui ont régi ce travail sont les suivants :

Primo :


Il a été entendu que les propositions des experts devraient être à la fois fermes et souples : fermes, afin que les rectifications constituent une nouvelle norme et que les enseignants puissent être informés précisément de ce qu’ils auront à enseigner aux nouvelles générations d’élèves ; souples, car il ne peut être évidemment demandé aux générations antérieures de désapprendre ce qu’elles ont appris, et donc l’orthographe actuelle doit rester admise. La situation est en fait la même qu’en 1835, quand la graphie oi fut remplacée par la graphie ai conforme à la prononciation d’usage dans les mots j’avais, j’aimais, français. Chateaubriand approuva cet ajustement, tout en continuant d’écrire comme il en avait l’habitude.

Secundo :

Il a été entendu que les améliorations seraient  fondées sur le souci d’utilité et que les travaux porteraient en premier lieu sur les points qui aujourd’hui posent le plus de problèmes, non seulement aux enfants mais aussi aux adultes, écrivains compris. Ce qui est  proposé a pour objectif de mettre fin à des hésitations, à des incohérences impossibles à enseigner de façon méthodique, à des « scories » de la graphie, qui ne servent ni la pensée, ni l’imagination, ni la langue, ni les utilisateurs.

Ces rectifications ne prétendent pas à rendre l’orthographe simple et rationnelle : d’aucuns s’en affligeront, d’autres s’en réjouiront. On rappellera seulement que, si la logique doit régir la syntaxe, c’est beaucoup plus l’usage et les circonstances historiques ou sociales qui commandent au vocabulaire et à sa graphie.

Tertio :


Il a été entendu que les propositions s’appuieraient sur ce qu’on est convenu d’appeler « le génie de la langue », les usages qui s’établissent, les tendances à la cohérence déjà repérables, les évolutions déjà amorcées.

Quarto :

Il a été entendu que les modifications seraient mesurées, qu’elles n’entraîneraient pas de bouleversements, et qu’on s’en assurerait par des moyens informatiques. On a pu ainsi constater que la mots affectés par les modifications, dans une page de roman, fût-elle de Proust, se comptaient sur les doigts d’une seule main.**

*Ces principes établis, les experts, au prix d’un travail diligent et vraiment intense, ont rédigé, chacun selon ses compétences, un rapport en conformité avec la mission confiée au Conseil supérieur. Ce rapport a été présenté  par le Délégué général au groupe de travail, élargi à tous les membres du Conseil qui le désiraient, et les termes en ont été discutés et amendés au cours de plusieurs réunions. Comme vous l’aviez précisé, et comme il allait de soi ,l’Académie française a été consultée. M. Cerquiglini, au cours de deux auditions, a présenté les propositions à la Commission du dictionnaire, laquelle en a débattu dans le détail et avec le plus grand soin.

À la suite de quoi, j’ai présenté moi-même à l’Académie, dans sa séance du 3 mai 1990, le rapport de sa Commission. L’Académie a constaté que les ajustements proposés étaient dans la droite ligne de ceux qu’elle avait pratiqués dans le passé, notamment en 1740, où la graphie d’un mot sur quatre était changée, en 1835, où elle a décidé de la modification que j’ai évoquée tout à l’heure, en 1878, dans la septième édition du dictionnaire, et encore en 1935, dans la huitième édition.

Mais elle n’avait pas, en ces circonstances, l’aide d’un comité d’experts hautement qualifiés, ni non plus le secours de l’informatique. Elle a apprécié les intentions qui avaient inspiré les travaux du Conseil : rectifier les incohérences anciennes, faciliter la maîtrise orthographique des mots à créer, faciliter l’enseignement de l’orthographe, affermir la place de la langue dans le monde. Elle a noté avec satisfaction que les deux graphies des mots modifiés resteraient admises jusqu’à ce que la nouvelle soit entrée dans l’usage. Et elle a considéré que cet ajustement mesuré serait de nature à ramener l’attention du public sur l’orthographe.

Pour ces motifs, et à quelques réserves près, minimes,que le Conseil supérieur a bien voulu prendre en compte, l’Académie, à l’unanimité, a approuvé les propositions du Conseil. Et elle est disposée à les mettre en application dès la publication du 6e fascicule de son dictionnaire, l’an prochain. Enfin, elle a émis un vœu dont je vous ferai part en conclusion de cet exposé. D’autre part, le Conseil de la langue française du Québec et celui de la Communauté française de Belgique ont été tenus informés des travaux auxquels certains de leurs membres ont participé, et ils ont donné des avis positifs, nous assurant donc que ces autorités francophones accueillent favorablement nos propositions.**

* Monsieur le Premier ministre, je vais maintenant  présenter la teneur des rectifications qui devraient, selon l’avis du Conseil supérieur, approuvé par l’Académie,être apportées à l’orthographe du français.

Chaque fois que cela a été possible, nous nous sommes efforcés d’énoncer une règle qui rende compréhensibles ces rectifications et facilite leur enseignement et leur usage.Celles qui peuvent être rattachées à une règle, de même que quelques listes closes de vocables, pourront être rapidement appliquées. Les autres prennent la forme de recommandations adressées spécifiquement aux auteurs de dictionnaires et aux créateurs de termes nouveaux ; elle visent à orienter de façon plus harmonieuse le développement de la langue écrite et sa codification dans les dictionnaires.Vous nous aviez invités à examiner comment l’usage du trait d’union dans les mots composés pouvait être rendu plus régulier.

Les règles fondamentales qui régissent l’utilisation de ce signe sont réaffirmées. Le procédé de l’agglutination, ou soudure, dans les mots composés devrait connaître un renouveau d’extension, d’ailleurs conforme à la tradition de l’Académie française. On conservera toutefois le trait d’union quand la soudure risquerait de susciter des prononciations défectueuses, et généralement quand la dernière lettre du premier composant et la première lettre du second sont des voyelles qui pourraient former diphtongue. Exemple : extra-utérin.Cette mesure concerne en particulier :- des noms fortement ancrés dans l’usage, formés ou non d’un élément verbal suivi d’un élément nominal, tels que : croquemitaine, portemine, piquenique ou encore :quotepart, terreplein ;- des noms formés avec les éléments prépositifs contre, entre : on écrira à contrecourant (comme àcontresens), s’entraimer (comme s’entraider) ;- des mots formés au moyen de préfixes latins : extra ,intra ultra, infra, supra. On écrira extraconjugal (comme extraordinaire) ;- des mots formés à partir d’onomatopées ou similaires : blabla, tamtam, etc. ;- des mots composés d’origine latine ou étrangère, bien implantés dans l’usage et n’ayant pas valeur de citation : cowboy, weekend, statuquo, vademecum ;- les nombreux mots composés sur thèmes « savants »(en particulier en o-), déjà très souvent écrits sans trait d’union, et dans lesquels on privilégiera à l’avenir les graphies du type : autovaccin, cirrocumulus,électroménager, etc.

L’usage du trait d’union sera étendu aux numéraux formant un nombre complexe, en deçà et au-delà de cent. Exemple : on reliera par un trait d’union les composants de cent-deux et ceux de cent-soixante-douze, etc.

Vous nous aviez demandé de réfléchir également sur le pluriel des noms composés. En fait, c’est à la fois le singulier et le pluriel qui doivent être régularisés. On propose donc pour le singulier et le pluriel des noms formés de verbe + nom et de préposition + nom une seule règle : ces noms seront traités comme des substantifs ordinaires et prendront la marque finale du pluriel seulement quand ils seront eux-mêmes au pluriel. On écrira par exemple : un pèse-lettre (sans s), des pèse-lettres (avec s) ; un après-midi (sans s), des après-midis(avec s). Il y aura cependant exception pour les mots comme des prie-Dieu (le second composant étant un nom propre), des trompe-l’œil (le second composant comportant un article au singulier).

Nous avons également précisé que les mots d’origine étrangère formeraient leur pluriel selon la règles du français. On écrira tout simplement des matchs, des solos. Vous avez ensuite confié au Conseil la tâche d’améliorer l’usage de l’accent circonflexe, source de nombreuses difficultés. Après avoir examiné cette question avec la plus grande rigueur et en même temps la plus grande prudence, il est apparu au Conseil supérieur qu’il convenait de conserver l’accent circonflexe sur la lettre a, e et o, mais qu’il ne serait plus obligatoire sur les lettres i et u, sauf dans les quelques cas où il est utile : la terminaison verbale du passé simple et du subjonctif imparfait et plus-que-parfait, et dans quelques cas d’homographie comme jeûne, mûr et sûr.

Passons aux autres dispositions qui intéressent l’accentuation. Et d’abord le tréma. Une source de difficultés sera tarie en prenant pour règle de placer le tréma sur la voyelle qui doit être prononcée dans des mots comme aiguë, ambiguë et ambiguïté, et en étendant son usage aux mots où une suite -gue- ou -geu- conduit à des prononciations défectueuses, tels que argüer et gageüre. Les règles auxquelles répond l’usage des accents grave et aigu sur la lettre e seront appliquées plus systématiquement. Cela conduira à munir d’un accent des mots où il avait été omis, comme asséner, réfréner, à modifier l’accent d’un certain nombre de mots qui ont échappé à la régularisation entreprise par l’Académie dans le passé, comme allègrement ou évènement, à aligner sur le type semer les futurs et conditionnels des verbes du type céder : on écrira donc je cèderai, j’allègerai et je considèrerais ; enfin dans les tournures comme aimè-je, puissè-je, on utilisera désormais l’accent grave.

Dans les verbes en -eler et -eter, dont seule une minorité ne prête pas à hésitations et à contradictions, on généralisera l’e accent grave pour noter le son « e ouvert » du radical : on les conjuguera donc tous sur le modèle de peler et d’acheter, en faisant seulement exception pour appeler, jeter, et leurs dérivés. Leurs dérivés en -ment suivront la même orthographe : amoncèlement,cliquètement, etc. En ce qui regarde le participe passé des verbes pronominaux, pour lesquels l’application de la règle actuelle est souvent dite malaisée, et l’est effectivement  parfois, il est apparu aux experts que ces emplois ne peuvent être disjoints des emplois non pronominaux, et qu’une intervention sur tous les participes impliquerait des modifications trop importantes et nuisibles à la langue.

Il n’est donc fait qu’une rectification : on généralisera l’invariabilité du participe passé de laisser dans le cas où il est suivi d’un infinitif, dont l’accord est  pour le moins incertain dans l’usage, en l’alignant sur celui de faire, qui reste invariable dans cette position.On écrira donc dans tous les cas : elle s’est laissé mourir sans accorder le participe (comme dans elle s’est  fait maigrir), et de même elle s’est laissé séduire (comme elle s’est fait féliciter), je les ai laissé partir (comme je les ai fait partir). Mais, de manière générale, on s’en tiendra à la règle qui permet d’écrire correctement, selon l’exemple fameux : « Que d’hommes se sont craints (avec un s),déplu (sans s) détestés (avec s), nui (sans s), haïs (avec s), succédé (sans s). » Car ce n’est presque plus là matière d’orthographe, mais déjà de syntaxe.

Tous ces accords sont commandés par le sens, donc peuvent être clairement expliqués. Il s’agit d’apprendre à se poser unequestion : et c’est un fort bon exercice pour la pensée. Au chapitre enfin des anomalies, les propositions formulées par l’Académie en 1975 seront reprises et seront appliquées. On régularisera aussi quelques autresséries brèves. Il faudra écrire à l’avenir charriot avecdeux r, cuisseau avec e, a, u, combattif avec deux t, persifflage avec deux f, quincailler (au lieu dequincaillier), greloter avec un seul t, corole avec un seul l, douçâtre (au lieu de douceatre), etc.** *Telles sont nos conclusions.

Elles ne visent pas à un bouleversement de la langue, ce qui serait fâcheux et tout à fait contre-productif ; mais elles en éliminent les principales difficultés qui sont sans justification, et normalisent la plupart des anomalies. Que d’autres difficultés subsistent, cela n’est pas douteux. Mais une langue simple ou simplifiée à l’extrême est une langue pauvre. La nôtre, Dieu merci, est riche, et constamment enrichie ; et sa richesse se reflète dans son orthographe.

Nous attendons bien que certains nous reprochent d’être allés trop loin, et d’autres pas assez. Ce sera la preuve que nous avons travaillé dans la sagesse, l’amour de la langue, et le souci de la transmettre le mieux possible aux générations nouvelles.Cela dit, quel que soit le mode de promulgation de nos propositions, elles n’iront pas sans poser maintes questions au public.

En temps ordinaire, l’Académie reçoit chaque semaine et même chaque jour des demandes, par courrier ou téléphone, concernant notamment l’orthographe. Dès que les aménagements proposés seront connus, ce sera un déluge. Aussi conviendrait-il de prévoir un service –oh ! ultra-léger et provisoire – pour répondre rapidement aux interrogations venant non seulement de France mais d’ailleurs.

Car il y aura certainement une période de flottement, et ce ne peut être à mon sens, un décret qui répertorie, avec certitude et exhaustivement, les quelques milliers de mots qui vont subir modification – trois à quatre mille en vérité – sur les cinquante mille environ qui sont dans l’usage courant. Et c’est là que je présente mon vœu, ratifié par l’Académie française.

Nous souhaitons vivement que soit établi dans les meilleurs délais, et à la diligence de votre Délégation générale, un lexique orthographique de la langue française, mettant en application les rectifications et ajustements proposés.

De la sorte, les instituteurs et professeurs, élèves,imprimeurs et correcteurs, les éditeurs de dictionnaires, et généralement tous les usagers du langage pourront disposer d’un outil de référence certain, publié avec l’aval de l’État.

Ce serait la manière la plus sûre de faire entrer dans l’usage les aménagements dont vous nous avez confié l’étude. Après quoi, Monsieur le Premier ministre, la langue étant chose vivante, il faudra recommencer le travail, dans trente ans, sinon même avant.

Maurice Druon


Pour le fun toujours on peut même mot à mot comparer ce qui n'a pas été retenu des travaux de 1990 en 2016

http://fr.scribd.com/doc/297920633/Les-rectifications-de-l-orthographe

Dernier point, vu le titre que j'ai choisi pour ce sujet : 1990 se révèle être l'année où le chômage passa le plus de temps en dessous des 8%

1990-T4 7.9
1990-T3 7.9
1990-T2 7.9
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tonton christobal

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MessageSujet: lorsque les poliques médiocres veulent adapter le pays à leurs carences... nous allons vers le néant !   Réduction du chômage d'un circonflexe, vrai pis aller, faute de mieux. EmptySam 13 Fév 2016, 11:50

Léducation langue édition AFP 13-02-2016 - 10:30

L'Académie française opposée à toute réforme de l'orthographe

L'Académie française s'oppose à toute réforme de l'orthographe et n'est pas à l'origine de celle qui doit être prochainement généralisée dans les manuels scolaires, affirme Hélène Carrère d'Encausse, secrétaire perpétuel de l'Académie.
"Je n'ai pas compris les raisons qui expliquent l'exhumation d'une réforme de l'orthographe élaborée il y a un quart de siècle et où l'Académie française n'a eu aucune part, à l'inverse de ce que l'on a voulu faire croire", indique Mme Carrère d'Encausse dans une interview publiée samedi par le Figaro.
Largement méconnue, la réforme adoptée en 1990 prévoit la simplification de l'orthographe de certains mots et allège l'usage des traits d'union et des accents circonflexes. Sa généralisation prochaine dans les manuels scolaires du primaire suscite une vive polémique, notamment dans les médias et les réseaux sociaux.
"La position de l'Académie n'a jamais varié sur ce point : une opposition à toute réforme de l'orthographe mais un accord conditionnel sur un nombre réduit de simplifications qui ne soient pas imposées par voie autoritaire et qui soient soumises à l'épreuve du temps", souligne Mme Carrère d'Encausse qui rappelle que la langue "est une part essentielle de notre identité".
L'historienne précise qu'en ce qui concerne la réforme de 1990, l'Académie s'était prononcée sur des "principes généraux - un nombre limité de rectifications d'incohérences ou d'anomalies graphiques - mais non sur le projet lui-même dont le texte était en cours d'élaboration".
L'Académie a par la suite "marqué son désaccord" avec le texte, a-t-elle dit.
[u]"En 2016, nous sommes devant une situation radicalement différente" avec un système éducatif qui "s'est écroulé" au point "qu'un élève sur cinq quitte l'école sans savoir lire" ajoute Mme Carrère d'Encausse.
"Le problème n'est donc plus d'offrir des facilités aux élèves, de conserver ou non l'accent circonflexe, mais de revoir totalement notre système éducatif", estime-t-elle.

[/u]--------------------------

Lorsqu'une vice présidente de l'assemblée nationale en arrive à vouloir sanctionner un député qui respecte la langue française ce qui contrarie son égo sans le moindre respect pour une institution qui remonte à Richelieu, soyons surpris que nos enfants écrivent papa avec 3 P et que nous ne connaissions plus notre histoire...

Peut être serait il temps que la flanbi's team prenne enfin conscience que la France est un pays qui a un passé, une histoire et que nos institutions comme nos lois que l'on foule aux pieds ont une existence.

Etre président ne permet (normalement) pas de faire tout et son contraire et surtout n'importe quoi ! sans qu'il en découle des ennuis fâcheux

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Libellule

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MessageSujet: Re: Réduction du chômage d'un circonflexe, vrai pis aller, faute de mieux.   Réduction du chômage d'un circonflexe, vrai pis aller, faute de mieux. EmptySam 13 Fév 2016, 12:17

C'est ça, le discours de Druon n'a jamais existé.

C'est quoi du coup la question : Les rapports entre Carrière d'Encausse et Druon furent-ils un temps tendus?

Pourtant... Au décès du second...

L'académicien et ancien ministre Maurice Druon est décédé mardi à quelques jours de ses 91 ans, a annoncé à l'AFP Hélène Carrère d'Encausse, secrétaire perpétuelle de l'Académie française.

Ecrivain particulièrement fécond, ministre des Affaires culturelles en 1973-74, Maurice Druon est mort vers 18H00 à son domicile parisien.

Né le 23 avril 1918 à Paris, d'un père russe originaire d'Orenbourg dans l'Oural, il avait été élu à l'Académie française en 1966 à 48 ans. Il avait reçu le Prix Goncourt en 1948 pour son ouvrage "Les Grandes Familles".

Auteur du "Chant des partisans" avec son oncle Joseph Kessel, Maurice Druon avait également publié la monumentale fresque "Les Rois maudits", dans laquelle il évoquait la décadence des derniers Capétiens.

"C'était un ami très proche, c'est une perte immense pour l'Académie", a dit Mme Carrère d'Encausse à l'AFP. "Il était la mémoire de l'Académie, il en connaissait les usages et les habitudes", a-t-elle ajouté.

Maurice Druon avait été élu secrétaire perpétuel de l'Académie française en 1985, une fonction de laquelle il avait démissionné en 1999 pour se consacrer à l'écriture. "J'ai passé 19 ans avec lui. C'est lui qui a désiré que je prenne sa succession", a souligné Mme Carrère d'Encausse.

Le président de la République, Nicolas Sarkozy, a rendu hommage à l'académicien, le qualifiant de "grand écrivain, grand résistant, grand homme politique, grande plume et grande âme". "Maurice Druon restera avant tout dans l'histoire comme celui qui a écrit le +Chant des Partisans+, avec son oncle Joseph Kessel. Il a risqué sa vie en Résistant, et cette flamme, cette passion de la France et de la liberté, ne l'a jamais quitté", a-t-il souligné.

Maurice Druon a consacré une grande partie de sa vie et sa carrière à la défense de la langue française, en tant qu'écrivain, député, ministre et académicien. Son oeuvre est notamment marquée par la trilogie "La Fin des hommes" ("Les Grandes Familles" (1948), "La Chute des corps" (1950), "Rendez-vous aux enfers" (1951)), et par "Les Rois maudits", devenus une série télévisée très populaire.

Le Premier ministre, François Fillon, a également rendu hommage à l'"homme d'action et d'intelligence, dont l'oeuvre porte témoignage de l'histoire d'une génération". Hommage également du ministre de l'Intérieur, Michèle Alliot-Marie, a qui salué "un combattant de la Liberté profondément attaché aux valeurs du gaullisme et à la grandeur de la France".

A 90 ans, Maurice Druon était le doyen d'élection de l'Académie française, le doyen d'âge étant Claude Lévi-Strauss, qui a fêté ses 100 ans en 2008.


Dernière édition par Libellule le Sam 13 Fév 2016, 13:12, édité 1 fois
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tonton christobal

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MessageSujet: Re: Réduction du chômage d'un circonflexe, vrai pis aller, faute de mieux.   Réduction du chômage d'un circonflexe, vrai pis aller, faute de mieux. EmptySam 13 Fév 2016, 13:10

La question est doit on être stupide dans ce pays ? Depuis quelques temps je crois que la réponse s'impose : est oui !

Détruisons notre civilisation, notre histoire, notre langue... et soyons surpris que l'unité nationale parte en biberine.
Repentons nous, excusons nous d'être un pays qui a une civilisation, abandonnons la pour aller vers quoi ? c'est une autre histoire...
Lorsque l'on veut domestiquer un pays on lui impose une autre langue... nous en sommes à subventionner des dictionnaires pour comprendre ce qui se dit dans nos "quartiers" (qui sont en France faut il le rappeler ?) .
Dans quelques années nos enfants sauront remercier !

Il est merveilleux de constater que nos politiques sont joyeux de scier la branche sur laquelle ils sont assis en espérant que leur démagogie va les sauver du naufrage.

Pour moi le débat est achevé... comme d'habitude sa poursuite est inutile.

NB puisque nous en sommes au concours d'âge... Carrière d'Encausse doit être la pouliche de l'année. Heureusement notre ministresse de l'éducation dite nationale va mettre bon ordre...
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MessageSujet: Re: Réduction du chômage d'un circonflexe, vrai pis aller, faute de mieux.   Réduction du chômage d'un circonflexe, vrai pis aller, faute de mieux. EmptySam 13 Fév 2016, 13:17

C'est ça. Après moi, silence dans les rangs. Toute la légion derrière moi. Sad

##### libé

La réforme de l’orthographe est le nouveau cheval de bataille de la droite. Nénufar, ognon et accent circonflexe facultatif sont désormais des idées fixes de l’opposition, qui mélange allègrement «réforme de l’orthographe» et «réforme du collège», mais aussi «réforme» et «modifications» et «obligatoire» et «facultatif». Ce week-end dans le JDD, François Bayrou s’offre même une tribune et écrit : «Le gouvernement voudrait que j’écrive à sa convenance. Je continuerai à écrire à la mienne.»

L’ancien ministre de l’Education nationale Luc Chatel en remet une couche ce matin sur France Inter et assure que cette révision orthographique intervient «dans le cadre de la réforme du collège». Et de prendre pour exemple dans cette fronde contre la disparition du circonflexe Jean d’Ormesson. Elu à l’Académie française depuis 1973, l’écrivain est en tête de la palme de la mauvaise foi grâce à cette interview donnée au Figaro la semaine dernière. «La ministre de l’Education nationale est empêtrée dans une réforme des programmes qui fait l’unanimité contre elle. Et voici que ses services ressortent la réforme de l’orthographe», déclare-t-il à propos de cette réforme… qui n’en est pas une.
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tonton christobal

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MessageSujet: Re: Réduction du chômage d'un circonflexe, vrai pis aller, faute de mieux.   Réduction du chômage d'un circonflexe, vrai pis aller, faute de mieux. EmptySam 13 Fév 2016, 13:27

ce sont des salauds de droite !

Ils sont contre la gauche... je suis surpris, surtout que la gauche est si parfaite... et que lorsqu'elle est dans l'opposition elle ne critique pas le pouvoir en place.

Avec la ministresse de l'égalité réelle tout va s'arranger... même les socialistes de sa région d'origine en rigolent.

C'est tout dire !

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MessageSujet: Re: Réduction du chômage d'un circonflexe, vrai pis aller, faute de mieux.   Réduction du chômage d'un circonflexe, vrai pis aller, faute de mieux. EmptyDim 21 Fév 2016, 14:36

Bientôt l'enseignant sera réduit au rôle de prédicateur. Sad
http://www.aidenet.eu/grammaire01p.htm

Prédicat, Groupe verbal et nominal
Le "syntagme", le "prédicat" sont des concepts relativement nouveaux utilisés aujourd'hui dans toutes les grammaires et il importe si vous en feuilletez une de ne pas vous perdre. Avec en supplément quelques définitions relatives aux phrases, voici une page qu'il est indispensable de parcourir.

§V161 / a - Le SYNTAGME

Un concept linguistique est une idée nouvelle basée sur le regroupement d'éléments.
Dans ce cadre, le "syntagme" est un concept linguistique représentant un groupe de mots qui produit un sens (une idée) unique :
- Le chien dort. Cette courte phrase émet l'idée d'un animal qui fait quelque chose.
- Les avions, le cheval, Roméo. Exemples des plus petits syntagmes pouvant exister.
Dans une phrase simple :
- La voiture avance. On a un syntagme nominal (la voiture) et un syntagme verbal (avance).
Les grammairiens utilisent les dénominations "syntagme" et "groupe" de manière assez semblable et, dans ces pages, on parlera de "groupe".

§161 / b - Groupe nominal ou GN
Le groupe se compose d'un élément central appelé "noyau" auquel sont rattachés un ou plusieurs éléments subordonnés.
Bien que le plus petit groupe soit composé d'un seul mot, on rencontre en général des phrases se composant de plusieurs groupes.
Les éléments d'un GN sont le nom et le déterminant. Il existe quelques rares exceptions avec l'omission de l'article.

Dans le groupe nominal, GN, le noyau est un nom :
- Roméo est grand ("Roméo" est le GN le plus simple) - La jolie voiture de mon père est au garage ("la jolie voiture de mon père" forme un GN avec "voiture" comme noyau).


Dans le groupe verbal, GV, le noyau est un verbe :
- Roméo est grand ("est grand" forme le GV composé du noyau "est") - Le mendiant (groupe sujet) mange du pain (groupe verbal) - Juliette court tous les soirs (avec "court" comme noyau).


Dans le groupe adjectival, GA, le noyau est un adjectif :
- Une petite voiture - C'est une plage pleine de baigneurs (avec "pleine de baigneurs" comme noyau).


Dans le groupe pronominal, GP, le noyau est un pronom :
- Elles ont applaudi quelqu'un de connu (avec "quelqu'un" comme noyau).


Dans le groupe adverbial, GA, le noyau est un adverbe :
-Roméo a agi conformément à son instinct = conformément. - Il travaille tardivement le dimanche (avec "tardivement" comme noyau).


Exemples :

- Pomme de terre est un groupe nominal et il est impossible de supprimer un seul de ses mots, sans perdre le sens de son identité que représente cet ensemble de trois mots.
- La pomme de terre est un aliment, se divise en groupe nominal (la pomme de terre) et en groupe verbal (est un aliment).
En poursuivant l'analyse vers le bas, on dit maintenant que dans le syntagme est un aliment on trouve un verbe (est) et un groupe nominal (un aliment).
Si on dit que : la pomme de terre est un aliment nourrissant, on trouve un groupe adjectival : un aliment nourrissant.

§161 / c - Le PREDICAT

Un groupe est composé de mots ayant une nature et chacun de ces mots remplit une fonction :
- La maison est neuve. (Nature : la > article défini, maison > nom commun masculin singulier et "est" > le verbe qui est suivi de l'adjectif "neuve" - Fonctions : "la maison" est le GN, "est neuve" est le GV).
Dans une phrase de base constituée d'un groupe (syntagme) nominal suivi d'un groupe (syntagme) verbal, on dit que la fonction du groupe verbal est celle de prédicat :
- Roméo chante. > Dans cette phrase verbale énonciative qui est présentée ici sous sa forme minimum de deux mots, on trouve "Roméo" qui est le groupe nominal faisant fonction de sujet, et "chante" qui est le groupe verbal appelé aussi prédicat.
- Roméo envoie un colis à sa fiancée. > Roméo est le groupe nominal qui fait fonction de sujet et le groupe verbal (envoie un colis à sa fiancée) qui s'appelle le prédicat.
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Gérard

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MessageSujet: Re: Réduction du chômage d'un circonflexe, vrai pis aller, faute de mieux.   Réduction du chômage d'un circonflexe, vrai pis aller, faute de mieux. EmptyLun 22 Fév 2016, 00:36

Non mais imaginons:
"Je suis sûr ta soeur elle va bien" et "je suis sur ta soeur elle va bien"
C'est pas pareil


Je vais me faire un petit jeûne"
"Je vais me faire un petit jeune"
De l'importance de l'accent circonflexe.

_________________
« Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit. »
(Déclaration universelle des droits de l'homme de 1948)
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mamiea

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MessageSujet: Re: Réduction du chômage d'un circonflexe, vrai pis aller, faute de mieux.   Réduction du chômage d'un circonflexe, vrai pis aller, faute de mieux. EmptyLun 22 Fév 2016, 07:55

En conclusion (provisoire) nous écrirons un hopital au lieu d' un hôpital, et donc en toute logique dans un hopital il doit y avoir des "hopitalisés".

Suite de la copie de libellule :
http://www.aidenet.eu/grammaire01p.htm a écrit:
§161 / e - Quelques notions d'étymologie (origine des mots)

Préfixes = dé, dis, pré, re, sur... particules qui se placent devant un mot pour en modifier le sens et ainsi former de nouveaux mots :
- Défaire, refaire, prévenir.

Suffixes = ade, age, ail, on, ure... qui s'ajoutent après le mot pour en modifier le sens et ainsi former de nouveaux mots :
- Herbage, portail, forgeron.

Suffixes augmentatifs > ajoutent une idée de grosseur :
- Ballon est une grosse balle.

Suffixes diminutifs > diminuent l'idée du mot de base :
- Maisonnette pour une petite maison.

Suffixes péjoratifs > introduisent une idée défavorable :
- Écrivassier pour mauvais écrivain.

Supprimons l' étymologie je veux écrire : l' étimolojie) on ira plus vite dans la simplification, suivrons les "matématiks" avec l' abandon des téorèmes.
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MessageSujet: Re: Réduction du chômage d'un circonflexe, vrai pis aller, faute de mieux.   Réduction du chômage d'un circonflexe, vrai pis aller, faute de mieux. EmptyDim 15 Jan 2017, 20:17

Dans la presse : « Le prédicat », qui remplace l’enseignement des compléments d’objet direct et indirect, fait son entrée dans les programmes des classes de CM1 et de CM2. Des parents d’élèves, des professeurs montent d’ores et déjà au créneau s’avouant soit désorientés par cette notion, soit inquiets de voir les notions de complément d’objet direct et indirect renvoyées aux vestiaires.

Le prédicat fait son entrée dans les programmes des classes de CM1 et de CM2. Concept issu de la grammaire d’Aristote (au 4e siècle avant Jésus-Christ), le prédicat est toutefois connu de longue date par les élèves utilisant les manuels enseignant le latin.

Le prédicat désigne l’ensemble des informations que la phrase apporte concernant le sujet qui la dirige. Exemple : « Je fais du vélo dans le jardin », le prédicat est ici la fonction du groupe verbale « fais du vélo ».

Dans ces nouveaux programmes, l’idée est donc de simplifier l’approche de la syntaxe, avant d’apprendre aux enfants à distinguer des compléments d’objet directs ou indirects (COD et COI). Le prédicat doit servir à décomposer la phrase, pour en comprendre la logique, avant d’aborder ces notions plus complexes mais nécessaires pour appliquer les règles d’accord.

À noter que les différents compléments circonstanciels (de temps, de lieu, d’accompagnement etc.) tels que « dans le jardin » devraient, eux, être placés sous la dénomination commune de « compléments de phrase ».

Reste que des professeurs et des parents d’élèves montent d’ores et déjà au créneau s’avouant soit désorientés par cette notion, soit inquiets de voir le « prédicat » remplacer complètement les notions de complément d’objet direct et indirect.

« Je pense que les parents vont être déboussolés. Ils vont bien comprendre qu’ils ne peuvent pas les accompagner et je pense que c’est aussi ce qui fait qu’il y a de la défiance entre l’école et les familles », a ainsi déploré sur Europe 1 Valérie Marty, présidente de la Fédération des parents d’élèves de l’enseignement public (PEEP).
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MessageSujet: Re: Réduction du chômage d'un circonflexe, vrai pis aller, faute de mieux.   Réduction du chômage d'un circonflexe, vrai pis aller, faute de mieux. EmptyLun 16 Jan 2017, 07:31

J' ai du mal à comprendre nos éminent spécialistes de l' école.
Pourquoi employer cette nouvelle formulation pour l' abandonner 2 ans après au profit de l' ancienne dénomination? Simplification ou complication?

Je sais, 1+1 =0 , et oui c' est vrai, par contre peu nombreux sont ceux qui l' emploie.
Je propose donc qu' il soit étudié dès le CP (il y a moins de chiffre à se rappeler).
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MessageSujet: Re: Réduction du chômage d'un circonflexe, vrai pis aller, faute de mieux.   Réduction du chômage d'un circonflexe, vrai pis aller, faute de mieux. EmptyLun 16 Jan 2017, 08:46

Si les parents sont "largués" rassurez vous un certain nombre de profs le sont aussi...

Heureusement les inspecteurs généraux prétendent s'y retrouver mais curieusement ils n'enseignent pas.
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MessageSujet: Re: Réduction du chômage d'un circonflexe, vrai pis aller, faute de mieux.   Réduction du chômage d'un circonflexe, vrai pis aller, faute de mieux. EmptyMer 18 Jan 2017, 18:28

Dans la Vie Smile

### Chaque semaine, Pascal Paillardet se penche sur un mot ou une expression dans l'air du temps et livre, en dilettante, le fruit de ses observations.

Que fait le facteur quand il distribue le courrier ? « Ben, son métier ! », ricanent les cancres du fond de la classe. Les fayots du premier rang savent bien, eux, qu’il fait quelque chose de bien plus beau : quand il distribue le courrier, le facteur à bicyclette fait de la grammaire. Il donne en pédalant un exemple de ­prédicat . Bardé de sa sacoche gonflée de nos missives les plus tendres, le préposé participe à l’expérience linguistique. C’est pourquoi il convient d’honorer le facteur pour tout ce qu’il apporte à notre culture. Il fait du prédicat non seulement quand il dépose les lettres d’amour, mais aussi quand il apporte les factures ou carrément les colis. Et qu’est-ce donc que ce prédicat ? C’est un concept extrêmement difficile à décacheter.

Le terme prédicat a surgi comme une étoile filante dans le ciel de l’actualité, à l’occasion d’une polémique sur l’apprentissage de la ­grammaire. Issue des vocables latins praedicatum (« attribut ») et praedicare (« annoncer, prêcher »), cette notion avait déjà été introduite dans les programmes dans les années 1990. On ne peut comprendre sa signification que si l’on possède une solide connaissance de l’aventure postale, depuis l’invention de la malle-poste.

Du Monde à Ouest-France ou à La Vie, les journaux ont expédié leurs plus éminents reporters en tournée pour traquer le sens de ce terme. Ils ont décortiqué des phrases aussi belles que« Je fais du vélo », « Papa mange une pomme » ou « Le facteur distribue le courrier ». Notre consœur Stéphanie Combe nous a brillamment éclairés. Le « facteur » est le « sujet », et le « prédicat » correspond à sa fonction : distribuer le courrier. Plus encore : c’est son devoir, qu’il entreprend malgré le froid et les chiens qui lui mordent les mollets. Pensez-y, c’est le moment des étrennes. ###
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